Sujet n°119 : Un bienfait

Vous avez, un jour, rendu un grand service à quelqu'un. Racontez dans quelles circonstances et dites ce que vous avez ressenti.

L'été dernier, nous avons voyagé mes camarades et moi à Agadir. Nous avions l'intention de passer le mois d'août à la plage. Il faisait toujours chaud dans cette belle ville du sud. Les baigneurs se prélassaient comme des lézards sur le sable doux et tiède, après chaque baignade.
Une semaine s'écoula sans que nous en prenions conscience tellement nous étions pris par les plaisirs de la plage. On jouait au football, on se baignait, on courait comme des fous. Bref, nous menions une vie douce et agréable.

Mais un jour, le malheur faillit nous frapper. Ce fut le huitième jour, précisément le 10 août à 15 heures de l'après-midi. Après une courte sieste, nous nous dirigeâmes Rachid, Mourad et moi vers l'eau. Ahmed était resté dans la tente afin d'y mettre un peu d'ordre avant de nous rejoindre. Les vagues déferlaient incessamment sur le sable mouillé, charriant de temps à autre un petit enfant frileux ou baigneur qui ne savait pas nager. L'eau froide reflétait le bleu d’un ciel pur et immense. Les cris de joie des nageurs fusaient de toutes parts.

Dès que nous mîmes les pieds à l'eau, nous nageâmes dans la direction de l'horizon. Moi, qui était un excellent nageur, je devançais à grandes brassées mes deux amis. Mourad était chétif et de santé fragile. Alors quand nous nous éloignâmes de la côte, nous n'apercevions que les petites silhouettes des baigneurs et le reflet doré du sable. C'est à ce moment-là que Mourad commença soudain à défaillir. Rachid cria à tue tête : « Rédouane ! Mourad est en train de couler ! » Ce dernier se débattait comme un fou ; mais il ne parvenait pas à rester

à la surface de l'eau. Par malchance, l’eau devint agitée et les vagues devinrent hautes. Pris de panique, Rachid se tourna vers la place et se mit à nager nous laissant derrière lui. Après, il nous révéla qu'il voulait chercher des maîtres-nageurs. En quelques fractions de secondes, je réfléchis : « Que faut-il faire ? Nager en vue de regagner la plage et laisser Mourad mourir ? Non ! c'est inhumain ! C'est un crime qui me tourmentera toute ma vie durant ! Mais, je ne pourrai pas le sauver, nous mourrons tous les deux ! »

Sans trop réfléchir, je m'approchai de lui en nageant. Puis je l'empoignai. Il ne cessa pas de gigoter et je dus lui donner un coup violent sur le visage pour le neutraliser. Il se relaxa et je l'entraînai derrière moi. Des vagues hautes comme une montagne nous couvraient. Je crus que je ne survivrais jamais. Je résistai et déployai des efforts surhumains. Je ne sais maintenant combien de temps s'était passé avant que les sauveurs n'arrivassent. Ils nous embarquèrent dans un canot de sauvetage.
Quand nous arrivâmes sur la plage, les gens m'entourèrent et me félicitèrent pour mon courage. Je ne me sentis fier comme un paon : j'avais encore peur en pensant que j'allais y laisser ma vie. Mais à la pensée d'avoir sauvé la vie d'une autre personne et du sacrifice que j'étais prêt à consentir afin de sauver une vie humaine, un bonheur immense m'envahit.

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