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Sujet n°22: L'enseignement de l'amazigh au Maroc

Est-ce qu'il est nécessaire d'enseigner l'amazigh à l'école marocaine ?

Le Maroc a pris la décision d'enseigner l'amazigh dans les écoles du pays. Cette décision soulève une grande question : est-il vraiment nécessaire d'enseigner ce dialecte dans les classes marocaines ?
Certains répondent que l'introduction de l'amazigh dans l'école marocaine n'aura pas de résultats probants, et sera une perte de temps, d'efforts et d'argent. Pour soutenir leur thèse, ils citent plusieurs arguments. L'amazigh n'est pas un parler d'une grande diffusion dans le pays ; seule une minorité s'exprime et communique dans ce dialecte. La majorité parle l'arabe. Par ailleurs, l'amazigh est circonscrit dans notre pays : ce n'est pas une langue mondialement connue. Et donc son apprentissage ne permettra pas de s'ouvrir sur les autres civilisations, et d'acquérir des connaissances scientifiques et technologiques dont notre pays a besoin.
En second lieu, l'enseignement de l'amazigh constitue un danger pour l'unité du pays Il y aura des citoyens arabophones et d'autres amazighophones qui se sentiront différents les uns des autres. Tout le monde se rappelle que les colonisateurs français, au temps du protectorat, ont essayé de scinder la société marocaine en jouant sur cette question de la communauté berbère.

Et même si on admet l'enseignement de ce dialecte, il y aura de grands problèmes logistiques : il faut construire plusieurs écoles, former des enseignants et concevoir des livres scolaires. Or, cela nécessite d'énormes dépenses budgétaires dont le pays a besoin afin de résorber le chômage, remédier aux problèmes de la santé publique, lutter contre l'habitat insalubre et combattre la pauvreté. Bref, il y a d'autres priorités.
Même sur le plan pédagogique, l'enseignement de l'amazigh posera problème. Les enseignants, les parents et les élèves se plaignent sans cesse de la lourdeur des problèmes scolaires qui sont surchargés. Ils réclament à cor et à cri la réduction des horaires, et l'allègement des programmes. Or, ajouter une nouvelle matière ne fera qu'aggraver la situation.
D'autres trouvent que l'enseignement de l'amazigh est une décision méritoire et fructueuse. Premièrement, l'amazigh est un dialecte national. Il fait partie du patrimoine de tous les Marocains, et non exclusivement des Amazighs. Son apprentissage permettra d'exhumer les richesses culturelles du pays qui sont tombées dans les oubliettes. Cela enrichira la culture et l'identité nationales.
Deuxièmement, l’amazigh ne pourra pas être un facteur de désunion et d'éclatement. Il y a des pays, tels la Suisse et la Belgique, où les gens parlent de multiples langues. Pourtant, ces nations sont plus stables et plus fortes que d'autres où règne une seule langue. Le sentiment patriotique rend les différentes communautés plus solidaires et plus soudées.
Troisièmement, il est inadmissible d'enseigner des langues étrangères dans les écoles marocaines et de marginaliser une langue nationale. L'amazigh est d'autant plus nécessaire à apprendre qu'il y a des gens, dans les contrées lointaines de notre patrie, qui ne parlent que l'amazigh. Et donc, ils ne peuvent communiquer que dans ce dialecte.
Personnellement, je crois qu'il est nécessaire, voire impérieux d'enseigner l'amazigh dans les écoles marocaines. Cela permettra de découvrir une partie de notre passé et de notre culture. La diversité est un facteur d'enrichissement de la personnalité marocaine. Nous n'avons à craindre aucun danger, puisque nous sommes unis par notre religion, notre langue commune l'arabe et notre amour de la patrie.

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