Sujet n°79: Récit à la première personne

Vous avez été fier(e), un jour, d'avoir accompli une bonne action. Racontez la scène en rapportant ce que vous avez fait et ressenti.

J'avais alors huit ans. Je revenais de l'école, balançant mon cartable comme une balançoire dans ma main droite. Je fredonnais une chansonnette que j'avais apprise en classe. Je marchais sur le trottoir comme me le répétaient toujours mes parents et mes professeurs, pour ne pas être renversé par une voiture ou une moto. Il y avait une file de voitures qui défilait à une grande allure, même s'il y avait des maisons en bordure de la route.
Soudain, je vis un bébé qui marchait à quatre pattes. C'était un joli petit garçon à la peau blanche, aux yeux marron et aux cheveux soyeux. Un véritable ange ! Il était seul. Et il se dirigeait vers la chaussée. Personne ne le surveillait. A son grand malheur une voiture noire roulait à une vitesse folle ; elle était conduite par un jeune homme qui n'était certainement pas conscient des dangers de l'excès de vitesse. Le petit ange s'approchait de la chaussée ; la voiture avançait toujours. « Le chauffeur n'aura pas le temps de freiner à temps ; en conséquence le bébé sera écrasé comme un pou », pensai-je. Une catastrophe allait se produire !'
Je ne sais toujours pas aujourd'hui encore ce qui m'avait alors poussé à agir de la sorte Je jetai mon cartable par terre et je courus avec une vélocité incroyable vers le bébé qui rampait sans cesse. Je songeai : « Je n'aurai pas le temps de le sauver et de sauver ma peau. » C'est alors que je roulai et le happai dans un mouvement digne des cascadeurs du cinéma. Puis, je me jetai sur l'autre trottoir. Malgré cette acrobatie-là, la voiture eut le temps de me toucher au flanc droit. Je sentis une vive douleur au flanc droit. Des hommes et des femmes accoururent. Une femme pleurait en empoignant le bébé. Elle m'embrassa beaucoup en me demandant si j'allais bien.
Quelques instants après, mon père arriva et m'emmena à l'hôpital. Le médecin le rassura : je n'avais que quelques égratignures. Le docteur ajouta, en me regardant : « Ton fils est un héros ! »
Le lendemain, à l'école, le directeur me convoqua au bureau ; j'étais plein d'inquiétude : allait-il me reprocher ma témérité et me punir ? Non, je trouvai le père et la mère du bébé qui venaient me remercier. Ils m'offrirent des friandises et une trottinette que je garde toujours.
Tous mes camarades me regardaient comme un héros. J'étais fier parce que j'avais sauvé la vie à un petit ange qui est aujourd'hui médecin dans l'hôpital d'un quartier pauvre.

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