Sujet n°40 : La délinquance juvénile

La délinquance juvénile est devenue un fléau social. Quelles sont les formes de cette délinquance ? Et quelles sont ses causes, ses conséquences et les solutions que vous préconisez ?

La délinquance juvénile est l'ensemble des infractions commises par des enfants ou des jeunes. Plusieurs causes sont à la base de ce fléau social dont les conséquences sont graves. Mais malgré la gravité du phénomène, les solutions ne manquent pas.
La délinquance juvénile prend plusieurs formes. Les vols sont les délits les plus fréquents que commettent les délinquants. Ils se livrent à ces larcins dans le but d'avoir l'argent nécessaire à l'achat de stupéfiants. Différentes drogues, dures ou douces, sont consommées par ces jeunes dont certains se transforment en dealers.
Dans ces milieux, la violence est une monnaie courante. C'est la loi du plus fort qui règne. Les délinquants se constituent quelquefois en bandes de criminels et agressent les passants ou dévalisent les magasins ou les banques sous la menace des armes blanches ou rarement des armes à feu comme les carabines de chasse. Certains délinquants qui ne peuvent pas recourir à la force physique préfèrent se prostituer ou servir d'intermédiaires entre les prostituées et les éventuels clients.
Mais ce qui est inquiétant, c'est le phénomène de la violence politique. De jeunes délinquants constituent des milices à la solde d'un candidat aux élections et terrorisent les électeurs afin de les obliger à voter en faveur du candidat qui les a enrôlés.
La délinquance juvénile ne cesse pas de faire tache d'huile dans notre société, parce que les facteurs qui l'engendrent sont nombreux. La première cause de ce fléau est la pauvreté. Les jeunes des quartiers défavorisés croupissent dans la misère. Ils n'ont pas les moyens de s'offrir une moto, une voiture ou un voyage. Or, la télévision les martèle à longueur de journée par les images de jeunes hommes et jeunes femmes qui vivent dans le luxe et le confort matériel. La télé et le cinéma créent chez eux de nouveaux besoins qu'ils ne peuvent guère satisfaire, faute de moyens pécuniaires.
Leur situation matérielle est aggravée par le chômage. Ayant été exclus de l'école, et n'ayant pas reçu une formation professionnelle, les jeunes sont confrontés au désæuvrement. Or, comme le dit le dicton, l'oisiveté est mère de tous les vices. Afin de chasser l'ennui, ils commencent par fumer des cigarettes, puis par s'adonner à la drogue et aux boissons alcooliques.
La routine et le vide soulèvent la question des distractions. Les quartiers populaires où ils vivent ne sont pas équipés en maisons de jeunes, en piscines, en aires de jeux, en terrains de sport et en complexes culturels. Bref, les jeunes ne sont pas encadrés, conseillés et guidés. Et ils ne trouvent pas de lieux où passer le temps et où se distraire.
Les problèmes familiaux sont un grand facteur de la délinquance. Les conflits entre le père et la mère se soldent dans beaucoup de cas par le divorce et le remariage de l'un des parents. Aussi les enfants sont-ils rejetés par le beau-père ou la belle-mère. Ils vagabondent dans les rues où, marginalisés par la société, ils apprennent la violence. La télévision et le cinéma renforcent les penchants d'agressivité et de mal chez les jeunes par les images de brutalité qu'ils proposent.
Les conséquences de la délinquance juvénile sont visibles à l'æil nu. La multiplication du

nombre de délinquants crée un climat d'insécurité dans le pays. Les citoyens qui rencontrent de jeunes criminels aux coins des rues sombres, dans les gares et les bouges mal famés, ont peur. Or, la sécurité est une nécessité vitale pour la stabilité et l'épanouissement économique d'un Etat.
L'économie est aussi privée de la force de ces jeunes qui auraient pu être un catalyseur du développement, en mettant la puissance de leurs bras et leurs ressources intellectuelles au service des entreprises. Au lieu de participer à la production de la richesse du pays, ces délinquants deviennent un fardeau. La société dépense des sommes considérables pour la construction des prisons. Cet argent aurait pu être utilisé pour l'édification des écoles et d'hôpitaux, par exemple.
Plus encore, ces délinquants contribuent à la propagation de nombreux fléaux sociaux comme le trafic de stupéfiants, la prostitution, le commerce des boissons alcooliques et l'extension de maladies dangereuses telle le sida.
Mais cette délinquance n'est pas une fatalité ; le remède est possible. Pour enrayer ce mal, les mesures policières ne suffisent pas. Certes, elles sont nécessaires pour dissuader les délinquants de perpétrer des agressions ; pourtant, d'autres mesures s'imposent. La plus importante est sans aucun doute de favoriser l'aide à la formation professionnelle des adolescents. Il faut dispenser à ces jeunes une formation qui leur permette d'intégrer le monde du travail.
Dans les quartiers populaires, il est impératif d'organiser des loisirs éducatifs auprès des jeunes et des enfants. D'où l'impérieuse nécessité de créer des espaces sportifs, culturels et associatifs qui font cruellement défaut dans les faubourgs. Cependant, ces mesures ne permettront pas d'atteindre tous les objectifs escomptés s'ils ne sont pas accompagnés d'une campagne de prévention. Il est nécessaire d'informer les jeunes et de sensibiliser l'ensemble des citoyens sur les causes et les conséquences de la délinquance juvénile. Des émissions à la radio et à la télévision, des films de cinéma et des manifestations sportives et culturelles sont fructueux dans ce sens.
La crise économique que traverse notre pays entraîne beaucoup de problèmes comme le chômage, le divorce, l'alcoolisme, la toxicomanie et l'échec scolaire. Ces fléaux incitent les adolescents à la délinquance. Ce phénomène prend des proportions alarmantes. Il faut agir vite avant qu'il ne soit trop tard. Nous sommes tous concernés.

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